Histoire de résineux

/!\ Cet article contient des déviances comme parler aux arbres et beaucoup d’anthropomorphisme. Scientifiques et rationalistes de tout acabit, vous êtes prévenus. /!\

Les résineux sont les arbres dont je me sens le plus proche. En fait, rectification : je ne me sens proche d’aucun arbre à part les résineux. Pourquoi ? Cela restera un mystère pour toujours… Même si je pense que joue beaucoup le fait d’avoir passé mes vacances de jeunesse loin de la brouillasse nordique au sud et au soleil, terres peuplées de pins tordus et de cèdres centenaires. (Attention je ne voudrais pas qu’il y ai de malentendus : je préfère le nord au sud. Cependant, je préfère le VRAI nord au sud. La Suède, l’Islande, tout ça. J’aime les extrêmes, quoi).
Bref, ces arbres, loin du triste lierre et des banals chênes, sont des compagnons fabuleux et qui portent en eux une chaleur à laquelle je suis très sensible.

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Le pin est porteur de légèreté, il vit d’air et de vent. Son tronc contorsionné, comme une danse sous le soleil, pousse ses aiguilles à monter toujours plus haut comme pour toucher le ciel. Ils peuplent les forêts arides, toujours souriants et blagueurs.

Ce sont des arbres qui aiment la chaleur et la sécheresse, et quand je parle avec eux ils m’apportent toujours le détachement nécessaire à tous mes soucis. Après tout, la vie n’est-elle pas faites pour rire ? Le rire détruit la peur et la haine. C’est un atout considérable : voilà ce que m’a appris le pin.

Il y a quelques temps, je traversais une période plutôt difficile, et j’allais quasi-quotidiennement me confier à un modeste pin, qui poussait à côté d’un de ses frères, dans le noyau de verdure d’une zone légèrement urbaine. C’était vraiment reposant de se confier à lui, d’écouter sa sagesse aérienne. Il avait toujours le sourire, et en collant mon oreille à son tronc, j’entendais la sève qui coulait joyeusement en lui. Sur celui-ci se baladait une multitude de fourmis, qu’il aimait bien, même si elles étaient un peu agaçantes et très opportunistes. Sa présence était moins protectrice et rassurante que d’autres arbres, c’est certain, mais elle me redonnait le sourire, ou à défaut, pansaient mes blessures.

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Le sapin, roi des forêts enneigées et de l’hiver, est quant à lui mon protecteur. Je crois bien que c’est lui que je préfère, car il représente ce dont j’ai le plus besoin dans ma vie : le réconfort et la chaleur, la stabilité et la protection. C’est un compagnon fabuleux qui parle très lentement – et ça me rappelle sans arrêt les arbres-vivants dans LOTR d’ailleurs. Il incarne vraiment la sagesse, plus que tous les autres arbres, et en même temps il est très gentil, très apaisant, très sécurisant. Son caractère me correspond parfaitement. De plus, il règne l’hiver, qui est ma période préférée de l’année…

Je passe souvent devant l’un d’entre eux pendant mes ballades, et il fait vraiment triste mine avec ses branches toutes repliées. Le lieu où il vit n’est pas très sain, souillé par l’homme. D’ailleurs je déteste cela, se croire à l’abri dans le temple qu’est la nature, et voir la marque de l’homme de la façon la plus répugnante possibles (emballages abandonnés, vêtements jetés, déchets organiques…) C’est vraiment très perturbant.

Je me demande encore ce que je pourrais refaire pour redonner un peu de courage à ce pauvre sapin…

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Et le cèdre ! Ah, le cèdre… C’est un arbre que j’ai bien peu de fois croisé, il m’est toujours apparu comme lointain ; mais les rares fois où j’ai croisé sa route, il m’est apparu majestueux. Le voici, le roi solaire de la période claire ! Redonnez-lui ses lauriers, que le chêne lui a volé…

Le cèdre possède aussi une certaine aura de mystère, puisque chacune de ses parties possèdent une symbolique ésotérique assez puissante… Ce monarque détient les clés d’un savoir caché, et je pense qu’il ne délivre ces clés qu’à celui qui s’en montre digne.

C’est un arbre qui impose un respect certain, et qui établi aussi une certaine distance avec son admirateur, que je qualifierai presque d’orgueilleuse. Finalement, je n’ai jamais réussi à approcher le cèdre car il me fait un peu peur, peut être de part sa grandiosité justement.

Il faudrait qu’un jour, j’ose m’asseoir contre son tronc, et que je tente d’établir un contact. J’ai vraiment peur de me faire jeter à vrai dire !

*

Pour conclure cet article… En hiver, les encens à base de résines, d’écorce et de miel de ces résineux seront de grands alliés pour traverser cette période d’introspection et de remise en question. Le pin vous redonnera le sourire et purifiera votre intérieur, le sapin pansera vos blessures et vous apaisera, le cèdre vous fera partager son savoir – n’oubliez pas de lui en demander la permission, car il le ne le livre pas à n’importe qui…

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